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Une passion libérée sur le tard

Jacques Nicolet nait à Monaco le 5 avril 1956. Ses parents sont hôteliers et s'installent bientôt dans le Vaucluse. Passionné depuis l'enfance par le sport automobile, cette discipline lui paraît inaccessible et il se consacre dès la fin de ses études à l'immobilier où il réussit une brillante carrière dans le Groupe Pierre et Vacances qu'il quitte pour cofonder Altarea. Il patiente jusqu'à ses 42 ans avant de disputer sa première course, les Deux Tours d'Horloge en 1998 avec ses deux frères au volant d'une Alfa Giulia 1600 Spider. Au fil des courses historiques puis modernes il se révèle un gentleman driver émérite et se forge un sérieux palmarès en endurance avec, à ce jour, pas moins de neuf participations aux mythiques 24 Heures du Mans et un podium en LM P2 en 2009.

 

La création du groupe Everspeed

Si sa passion était longtemps restée entre parenthèses elle ne le lui laissera guère de répit et il mènera sa carrière dans le sport auto tambour battant. En chef d'entreprises aguerri. Car son activité de gentleman driver n'est que la face émergée de cette passion. En moins de 10 ans il constitue un groupe de sociétés liées au secteur de l'automobile et de la compétition, Everspeed, et s'éloigne peu à peu de ses activités dans l'immobilier.

Tout commence avec la reprise de l'écurie de course Saulnier Racing en 2007 à Magny-Cours qui remporte son premier podium aux 24 Heures du Mans l'année suivante. Devenue OAK Racing et installée au Mans, l'écurie décroche en 2013 la victoire LM P2 en Championnat du Monde d'Endurance et aux 24 Heures du Mans. Pour assurer la pérennité de son entreprise autant que pour réaliser son rêve d'enfant, il se tourne vers le secteur de la construction des voitures de courses. C'est la naissance d'Onroak Automotive et des Morgan LM P2 qui sortent des ateliers du Mans, puis la création d'une usine de transformation de matériaux composites en Italie.

La rencontre de deux volontés

Ce nouveau chapitre prend une dimension particulière fin 2013, lorsque Jacques Nicolet décide avec Guy Ligier de construire de nouveaux sport-prototypes et de redonner un élan à la marque. En terres nivernaise et mancelle. Guy Ligier n'avait pas oublié son premier client de Ligier JS49 en 2006. Une amitié était née, peu à peu, nourrie de leur passion commune, de la rencontre de deux forts tempéraments et de la complicité de deux patrons habitués à se battre sur tous les fronts pour faire vivre et développer leurs entreprises.
Plus de quarante ans après la création de la marque mythique portant son nom, Guy Ligier a vu naitre et gagner, sur plusieurs continents, une LM P2 aux initiales chères à son cœur, la Ligier JS P2. Il a vu le nouveau marché des LM P3 avec la Ligier JS P3. Il a suivi les débuts du projet de la Ligier JS P217. Malgré la triste disparition de cette figure emblématique du sport automobile français en 2015, Jacques Nicolet a bien l'intention de continuer à faire briller la marque française dans le monde. C'est chose faite dès début 2016 avec la victoire de la Ligier JS P2 aux 24 Heures de Daytona qui signe la première victoire d'un constructeur français à cette course mythique américaine.